Atelier d’écriture du 12 février 2019

A partir de la réalisation d’une peinture à la gouache. Je rajouterai la peinture par la suite. L’original sèche à l’atelier. Je pense rajouter la photo que j’ai prise le soir ou l’on a réalisé cet exercice.

Titre: L’appel des méduses

Tout part d’un lieu terrestre. Tout part d’un choix. Où chacun se retrouve et d’autres sont déjà partis. Certains, sereins, face à d’anxieux trouillards qui se perdent et se croient perdus à jamais.

Le temps est beau, pourtant. Quelques nuages où se poser, se reposer de tout ce vacarme des vagues qui jettent sans ménagement.

Silohé attend son tour, redoute peut-être, du moins se questionne. Serait-ce mieux? Que toute cette terre brûlée, aride et insipide où le désir, le sable et les sourires ont laissé place aux ténèbres.

Un montre l’exemple. On dit qu’il a atteint l’illumination. Il vit l’instant. Celui qui lui a été offert. Il s’élève. Qu’importe son nom. Ce n’est plus important.

Dans ce nouveau monde, je ferme les yeux. Le repos est bon. Je ne suis plus touchée par ce tumulte. Je ne suis plus écrasée par mes freins sur terre, par tout ce qui me retient. Je n’aspire même à rien. L’expérience se fait. C’est tout.

J’avais vu ces nuages qui me faisaient penser à des méduses. Où étaient-ce des méduses qui me faisaient rêver à des nuages? Elles se laissent porter, volaient, légères.

Silohé allait-il y aller? Sans doute un jour car notre sort est tel. S’invite un voyage ultime, profond, inestimable. A toutes origines, douces ou dures, le flot suit son cours. Le mouvement est toujours là.

Une question reste sur ses lèvres: “Serai-je seul? J’ai peur d’être seul.”.

Tu n’es pas le seul.

Rien ne te manquera. Tout est là. Méduses ou pas, l’appel se fera.

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