Ma charte, mon citoyen

Je suis un citoyen

Qui m’affirme,

Qui respecte,

Me fais respecter

Sans violence,

Qui protège

Ceux qui ne sont pas respectés,

Sans perfection irréaliste.

J’apprends

L’expression de soi,

L’incarnation de la paix,

L’amour,

La liberté;

De celle qui connaît le respect

Autant qu’elle s’exerce.

Laëtitia Pirrello-Parnot, 28 août 2019, 14h34.

Atelier d’écriture du 13 mars 2018

Pierre était d’un naturel gaffeur. Dès qu’il fallait marcher sur une queue de chat ou faire tomber tous les verres lors d’un repas, c’était pour lui! Cadeau! Cadeau empoisonné, oui!

Il a toujours espéré avoir de la chance. Il avait couru derrière cette envie pendant bien longtemps. Mais, c’était sans compter sur cet après-midi. Dans une prairie. Au printemps.

“Il fait très beau!”, dit-il, en prenant la main d’Irénée, sa chérie depuis peu.

“Et tu es très belle aussi!”, rajouta-t-il.

Un peu gênée, elle sourit non sans être flattée. Baissant les yeux, elle ne vit pas combien il était devenu tout rouge. Tout autant qu’elle. Mais cela lui plu de trouver aussi émotif et touchant qu’elle. Ils commencèrent tout deux à se détendre.

Tant mieux car le temps passerait plus agréablement en se sentant aussi bien en sa compagnie.

Le temps de deux trois blagues et de quelques anecdotes vantant les mérites de Monsieur aux mille cascades ratées, écraseur de pieds de toutes tailles ou encore constructeur-démolisseur à temps plein de Pierre, elle ressenti le désir de prolonger ce pic-nique à de nouveaux rendez-vous. C’était la première fois pour elle.

“Tu en reprendras un bout?”, lui demanda-t-il en lui proposant de nouveau du gâteau.

Elle acquiesça car, il ne le savait pas, elle raffolait du moelleux au chocolat et ne savait jamais dire non à ce genre de proposition.

“Parfait!”, dit-il avec un large sourire qui laissait transparaître une rangée de dents, moins une, manquante, cachée derrière un peu de chocolat, là, inratable, juste aux premières loges.

Elle manqua d’avaler de travers ce qui, d’habitude, passait tout seul. Il sentit que quelque chose clochait, et comprit que tout se passait à ce niveau-là, passa sa langue le long de ses dents, jusqu’à comprendre qu’il ne serait épargné ni ce jour ni un autre.

Éclatant de rire, elle lâcha prise complètement et fut rejointe par un Pierre hilare et, décidément, épaté par ce que la vie pouvait lui réserver de si drôle.

Si l’on ne peut pas tout contrôler, au moins l’accepter et lâcher son souffle dans le rire. Et si, en plus, l’amour est à la clé, alors pourquoi ne pas croquer cette vie à pleines dents? Un autre risque qui vaut la peine d’être pris. Le rire en plus et l’accepter, tout simplement.

Atelier d’écriture du 12 décembre 2017

Voici ce qu’a donné l’atelier d’écriture du 12 décembre 2017 auquel j’ai participé.

Des bulles de savons, des perles de joie qui s’évadent et se perdent dans l’horizon et plus encore. Comment se plaire sur des fleurs en motifs en guise de tapis? Tu as déposé couche après couche des baisers de paillettes et des rondes de caresses sur la surface encore vierge d’un champ vide et trop pur.

Si nous étions plus encore, l’essentiel serait là. Dans la liaison, la répétition des gestes disposant d’un temps infini et unique de soi, d’amour libre et véritable, j’aspire à vivre, ivre de toi.

Que de ces baisers jaillisse ce que j’ignore de moi. Que de soleils multiples en étoiles, j’écrive ce rêve au milieu d’êtres las et dingues d’être là… J’unis ce qui ne se dit pas et l’or file, superposé entre mes doigts, tel un songe profond créé de toutes pièces.

Je ris. Je vis. J’aime.